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Sécurité — Vol & Surveillance

Vol en entrepôt partagé : comment se protéger et avoir des preuves

6 min de lecture Publié le 15 juin 2026 · Mis à jour le 18 septembre 2026 Par STRAKARA

Le vol, l’intrusion ou la dégradation font partie des risques à anticiper lorsqu’une entreprise stocke du matériel ou des marchandises hors de ses locaux habituels. En cas d’incident, l’inventaire, le contrôle des accès et d’éventuelles images peuvent aider à établir les faits. Dans un espace partagé, ces mesures doivent toutefois respecter la protection des données et, lorsqu’il y a des salariés, le droit du travail.

Les trois types de vol : tous ne se traitent pas de la même façon

Avant de parler de solution, il faut comprendre à quel type de risque vous êtes réellement exposé. Les situations sont très différentes selon le contexte.

Vol par un salarié
Dans un entrepôt d'entreprise classique, le vol interne par un salarié est le plus fréquent et le plus difficile à prouver. Accès légitimes, mouvements normaux, absence de périmètre délimité — sans vidéo nominative sur la zone, c'est quasi impossible à établir devant un juge ou les RH.
Très difficile à prouver
Intrusion externe
Cambriolage nocturne, effraction, rôdeur profitant d'une porte ouverte. C'est le risque le plus couvert par les assurances, mais uniquement si vous pouvez prouver l'effraction et la nature des biens dérobés. Sans vidéo, le dossier sinistre est systématiquement fragilisé.
Prouvable avec vidéo
Vol par un autre occupant
Dans un espace partagé sans cloisonnement hermétique, un autre occupant peut accéder à votre zone. C'est rare dans un réseau vérifié comme STRAKARA — mais c'est le cas où la caméra individuelle sur votre lot est la preuve la plus directe et la plus exploitable.
Preuve immédiate avec caméra

Caméra et salariés : un cadre plus strict à respecter

Lorsqu’une caméra est susceptible de filmer des salariés, sa mise en place doit être justifiée et proportionnée. Le Code du travail impose notamment l’information préalable des salariés concernés ; lorsque le dispositif permet un contrôle de l’activité et qu’un CSE existe, celui-ci doit être informé et consulté avant la mise en œuvre.

Attention : une caméra ne doit pas être installée dans le seul but de surveiller en permanence l’activité d’un salarié. La CNIL rappelle qu’une surveillance permanente du poste de travail est, en principe, disproportionnée.

Dans un espace partagé : vérifier la configuration réelle du site

Les équipements de sécurité et les modalités d’accès ne sont pas identiques sur tous les espaces proposés via STRAKARA. Avant d’installer une caméra, vérifiez la configuration du site, les zones communes, les règles de l’hébergeur et le périmètre effectivement mis à disposition.

Dans ce contexte, une caméra individuelle positionnée sur votre lot devient un outil de preuve redoutablement efficace — parce que toute intrusion est par définition non autorisée, et que l'accès au lot est nominatif.

Choisir une caméra : les critères utiles avant le prix

Le choix dépend de la surface, de l’alimentation disponible, de la luminosité, du besoin d’accès à distance et du mode de stockage des images. Comparez les caractéristiques du matériel et vérifiez qu’elles correspondent réellement au site.

Caméra de surveillance autonome

Pour espace de stockage professionnel — lot de 15 à 50 m²

Selon modèle et configuration

Le fonctionnement local, le Wi-Fi, le cloud et l’abonnement éventuel dépendent du matériel choisi.

Caractéristiques clés

  • Enregistrement vidéo HD — sans audio (légal)
  • Déclenchement sur détection de mouvement
  • Stockage sur carte mémoire intégrée
  • Conservation automatique sur 30 jours — effacement en boucle
  • Recharge via USB ou alimentation secteur directe
  • Installation sans outil — fixation murale ou sur étagère
  • Vision nocturne infrarouge incluse
  • Consultation des images via application mobile

Caractéristiques génériques — varient selon le modèle choisi. Vérifiez la compatibilité avec les équipements de votre lot avant achat.

Où positionner la caméra dans son lot ?

L'emplacement est aussi important que la caméra elle-même. L'objectif est de couvrir l'entrée du lot et la zone où sont stockés les biens de valeur. En pratique :

Ce que dit la loi : ce que vous pouvez faire, ce que vous ne pouvez pas

Cadre légal — Vidéosurveillance en espace professionnel (France)
Lieu non ouvert au public : selon la CNIL, lorsqu’un dispositif filme un lieu de travail non ouvert au public, comme une zone de stockage, aucune formalité préalable auprès de la CNIL n’est nécessaire. Le responsable doit néanmoins respecter le RGPD, notamment définir la finalité, informer les personnes concernées, limiter et sécuriser l’accès aux images.

Salariés : l’article L1222-4 du Code du travail impose l’information préalable du salarié lorsqu’un dispositif collecte des informations le concernant. Lorsqu’un CSE existe et que le dispositif permet un contrôle de l’activité, l’article L2312-38 prévoit son information et sa consultation avant la mise en œuvre.

Proportionnalité : la CNIL rappelle qu’un salarié ne doit en principe pas être filmé en permanence sur son poste de travail.

Durée : elle doit être proportionnée à l’objectif. La CNIL indique qu’en règle générale quelques jours suffisent et qu’en principe elle n’excède pas un mois. Les images utiles à une procédure peuvent être extraites et conservées pour la durée de celle-ci.

Audio : la captation sonore obéit à des règles distinctes et peut porter atteinte à la vie privée ; ne l’activez pas sans cadre juridique clairement établi.
Ce qui est autorisé : l'installation d'une caméra de surveillance dans un espace professionnel non ouvert au public (un espace de stockage privatif) ne nécessite pas d'autorisation préfectorale. Elle est légale sans déclaration spécifique à partir du moment où elle filme uniquement votre espace propre.

Ce qui est interdit : l'enregistrement audio est strictement interdit sans le consentement de toutes les personnes filmées. Une caméra qui capte le son dans un espace professionnel sans accord préalable constitue une infraction pénale (article 226-1 du Code pénal). Choisissez impérativement un modèle sans microphone actif, ou désactivez l'audio.

Durée de conservation : la CNIL recommande une durée maximale de conservation des images de 30 jours. Au-delà, les images doivent être supprimées. Les caméras autonomes avec effacement automatique en boucle à 30 jours sont donc parfaitement adaptées à ce cadre.

Information des personnes : si d'autres personnes sont susceptibles d'entrer dans votre lot (prestataire, collaborateur), elles doivent être informées de la présence de la caméra. Un simple affichage visible sur la porte ou à l'entrée du lot suffit.

La valeur probante pour les assurances : ce que ça change concrètement

En cas de sinistre, une vidéo peut compléter un inventaire, des factures, des photographies, un dépôt de plainte ou d’autres justificatifs. Elle ne garantit toutefois ni la reconnaissance du sinistre ni l’indemnisation : les conditions du contrat d’assurance restent déterminantes.

Situation Sans caméra Avec caméra
Déclaration de vol Dossier fragilisé — votre parole contre les faits Preuve horodatée — dossier solide
Nature des biens dérobés Difficile à établir sans inventaire récent Visible sur les images avant / après
Identification du responsable Impossible sans témoin Possible si la caméra a capté l'intrusion
Délai d'indemnisation Long — instruction approfondie Accéléré — preuve immédiate
Risque de refus ou minoration Élevé — manque de preuves Réduit — dossier complet
Dépôt de plainte exploitable Classement sans suite fréquent Enquête possible si images transmises

La vidéo ne garantit pas l'indemnisation — elle renforce considérablement votre position. Les conditions exactes dépendent de votre contrat d'assurance.

Conseil pratique : conservez une copie des images sur un support externe (clé USB, cloud) dès que vous constatez un incident ou une anomalie. Les images en boucle s'effacent automatiquement — si vous attendez trop longtemps, la preuve disparaît avant même d'avoir pu la récupérer.

Pour les hébergeurs : la caméra comme argument commercial

Si vous êtes hébergeur et que vous réfléchissez à sécuriser votre site, la question de la vidéosurveillance se pose à deux niveaux : la vidéosurveillance des parties communes (votre responsabilité), et la possibilité pour chaque client d'installer sa propre caméra sur son lot (leur responsabilité).

Sur le premier point, le règlement intérieur STRAKARA précise déjà que certains sites peuvent être placés sous vidéosurveillance des zones d'accès et des circulations. C'est un argument fort lors de la commercialisation : un site sous caméra en parties communes est perçu comme plus sûr, et attire des clients plus sérieux avec des biens de valeur.

Sur le second point, autoriser — voire encourager — vos clients à installer leur propre caméra sur leur lot présente plusieurs avantages :

Côté STRAKARA : dans le cadre des CGH (Conditions Générales Hébergeur), STRAKARA peut proposer à certains sites un dispositif de vidéosurveillance des accès. Ce dispositif reste la propriété de STRAKARA, filmage sans audio, conservation 30 jours, données gérées exclusivement par STRAKARA. Il complète — sans remplacer — le dispositif propre à chaque client sur son lot.
Un espace sécurisé, des clients rassurés.

Consultez les espaces disponibles et vérifiez les équipements, accès et conditions propres à chaque site.

Voir les espaces disponibles →

Questions fréquentes — Sécurité & surveillance

Est-ce légal d'installer une caméra dans mon espace de stockage STRAKARA ?
Oui. Dans un espace professionnel privatif non ouvert au public, la vidéosurveillance est autorisée sans autorisation préfectorale. Vous devez impérativement désactiver l'audio (enregistrement sonore interdit sans consentement) et informer toute personne susceptible d'entrer dans votre lot de la présence de la caméra, via un affichage visible. La conservation des images doit rester dans la limite de 30 jours, conformément aux recommandations CNIL.
La vidéo est-elle vraiment acceptée par les assurances comme preuve de vol ?
Oui. Une vidéo horodatée montrant une intrusion, une soustraction ou une dégradation est une pièce probante recevable par les assureurs et transmissible à la police dans le cadre d'un dépôt de plainte. Elle accélère le traitement du sinistre et réduit significativement le risque de refus ou de minoration d'indemnisation. Pensez à exporter les images sur support externe dès la constatation d'un incident — elles s'effacent automatiquement au bout de 30 jours.
Faut-il un abonnement ou une connexion internet pour la caméra ?
Non, dans le cas d'une caméra autonome à carte mémoire. Elle enregistre en local sur sa propre carte, sans avoir besoin de réseau Wi-Fi ni d'abonnement cloud. La recharge se fait via USB ou sur prise secteur directement. Certains modèles proposent en option une connexion Wi-Fi pour consulter les images à distance depuis un smartphone — mais c'est une option, pas une obligation.
Que faire si je constate une disparition dans mon lot STRAKARA ?
Commencez par exporter immédiatement les images de votre caméra sur un support externe avant qu'elles ne s'effacent. Contactez ensuite STRAKARA par email ou téléphone pour signaler l'incident — nous pouvons croiser avec les données d'accès nominatif du lot. Déposez plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie avec vos images comme pièce jointe. Déclarez enfin le sinistre à votre assurance avec la plainte et les images en appui.
En tant qu'hébergeur, puis-je imposer une caméra à mes clients ?
Non. L'hébergeur peut filmer les parties communes (accès, circulations) après information des occupants. En revanche, installer une caméra dans l'espace privatif d'un client sans son consentement serait une atteinte à la vie privée. En tant qu'hébergeur, vous pouvez en revanche autoriser et encourager vos clients à installer leur propre dispositif sur leur lot — c'est une valeur ajoutée pour votre offre.

Vous proposez un espace de stockage professionnel ?

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