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🔒 Sécurité — Vol & Surveillance

Vol en entrepôt partagé :
comment se protéger et avoir des preuves

6 min de lecture Publié le 15 juin 2026 Par STRAKARA

Le vol en entrepôt est un risque réel, systématiquement sous-estimé par les entreprises qui stockent en dehors de leurs propres locaux. Stock qui diminue sans raison apparente, matériel qui disparaît entre deux passages, dégradation constatée trop tard — dans un entrepôt classique, prouver un vol est souvent impossible. Dans un espace de stockage partagé bien structuré, la situation est radicalement différente. Voici pourquoi, et comment en tirer parti.

Les trois types de vol : tous ne se traitent pas de la même façon

Avant de parler de solution, il faut comprendre à quel type de risque vous êtes réellement exposé. Les situations sont très différentes selon le contexte.

👤
Vol par un salarié
Dans un entrepôt d'entreprise classique, le vol interne par un salarié est le plus fréquent et le plus difficile à prouver. Accès légitimes, mouvements normaux, absence de périmètre délimité — sans vidéo nominative sur la zone, c'est quasi impossible à établir devant un juge ou les RH.
Très difficile à prouver
🔓
Intrusion externe
Cambriolage nocturne, effraction, rôdeur profitant d'une porte ouverte. C'est le risque le plus couvert par les assurances, mais uniquement si vous pouvez prouver l'effraction et la nature des biens dérobés. Sans vidéo, le dossier sinistre est systématiquement fragilisé.
Prouvable avec vidéo
📦
Vol par un autre occupant
Dans un espace partagé sans cloisonnement hermétique, un autre occupant peut accéder à votre zone. C'est rare dans un réseau vérifié comme STRAKARA — mais c'est le cas où la caméra individuelle sur votre lot est la preuve la plus directe et la plus exploitable.
Preuve immédiate avec caméra

Pourquoi le salarié qui vole est si difficile à coincer

C'est le point que peu d'entreprises anticipent. Dans un entrepôt classique géré en interne, avec des salariés qui ont accès légitime à l'ensemble de la surface, le vol interne est structurellement impossible à prouver sans dispositif dédié.

La réalité que peu d'entreprises acceptent : sans caméra positionnée sur la zone précise où sont stockés les biens de valeur, et sans accès nominatif enregistré, un vol par un salarié est dans la très grande majorité des cas impossible à prouver de façon exploitable — que ce soit devant les RH, un juge prud'homal ou un assureur.

L'espace STRAKARA change la donne : un périmètre clair, un accès nominatif

C'est là que le modèle d'espace partagé structuré présente un avantage concret sur l'entrepôt classique. Dans le réseau STRAKARA, chaque client occupe un lot délimité avec un accès qui lui est propre. Ce cadre crée naturellement les conditions d'une surveillance efficace.

Dans ce contexte, une caméra individuelle positionnée sur votre lot devient un outil de preuve redoutablement efficace — parce que toute intrusion est par définition non autorisée, et que l'accès au lot est nominatif.

La caméra individuelle : 100 € qui changent tout

Il n'est pas nécessaire d'investir dans un système professionnel coûteux. Une caméra compacte autonome, vendue entre 60 et 150 € en grande surface ou en ligne, suffit largement pour couvrir un lot de 15 à 50 m². Voici ce qu'elle fait concrètement.

Caméra de surveillance autonome

Pour espace de stockage professionnel — lot de 15 à 50 m²

~100 € / one-shot

Aucun abonnement. Aucun technicien. Aucun réseau Wi-Fi obligatoire.

Caractéristiques clés

  • Enregistrement vidéo HD — sans audio (légal)
  • Déclenchement sur détection de mouvement
  • Stockage sur carte mémoire intégrée
  • Conservation automatique sur 30 jours — effacement en boucle
  • Recharge via USB ou alimentation secteur directe
  • Installation sans outil — fixation murale ou sur étagère
  • Vision nocturne infrarouge incluse
  • Consultation des images via application mobile

Caractéristiques génériques — varient selon le modèle choisi. Vérifiez la compatibilité avec les équipements de votre lot avant achat.

Où positionner la caméra dans son lot ?

L'emplacement est aussi important que la caméra elle-même. L'objectif est de couvrir l'entrée du lot et la zone où sont stockés les biens de valeur. En pratique :

Ce que dit la loi : ce que vous pouvez faire, ce que vous ne pouvez pas

⚖️ Cadre légal — Vidéosurveillance en espace professionnel (France)
Ce qui est autorisé : l'installation d'une caméra de surveillance dans un espace professionnel non ouvert au public (un espace de stockage privatif) ne nécessite pas d'autorisation préfectorale. Elle est légale sans déclaration spécifique à partir du moment où elle filme uniquement votre espace propre.

Ce qui est interdit : l'enregistrement audio est strictement interdit sans le consentement de toutes les personnes filmées. Une caméra qui capte le son dans un espace professionnel sans accord préalable constitue une infraction pénale (article 226-1 du Code pénal). Choisissez impérativement un modèle sans microphone actif, ou désactivez l'audio.

Durée de conservation : la CNIL recommande une durée maximale de conservation des images de 30 jours. Au-delà, les images doivent être supprimées. Les caméras autonomes avec effacement automatique en boucle à 30 jours sont donc parfaitement adaptées à ce cadre.

Information des personnes : si d'autres personnes sont susceptibles d'entrer dans votre lot (prestataire, collaborateur), elles doivent être informées de la présence de la caméra. Un simple affichage visible sur la porte ou à l'entrée du lot suffit.

La valeur probante pour les assurances : ce que ça change concrètement

C'est souvent l'argument le plus fort, et celui que les assureurs eux-mêmes reconnaissent. Lorsque vous déclarez un sinistre — vol, dégradation, disparition de marchandise — votre dossier est traité très différemment selon que vous apportez ou non une preuve vidéo.

Situation Sans caméra Avec caméra
Déclaration de vol Dossier fragilisé — votre parole contre les faits Preuve horodatée — dossier solide
Nature des biens dérobés Difficile à établir sans inventaire récent Visible sur les images avant / après
Identification du responsable Impossible sans témoin Possible si la caméra a capté l'intrusion
Délai d'indemnisation Long — instruction approfondie Accéléré — preuve immédiate
Risque de refus ou minoration Élevé — manque de preuves Réduit — dossier complet
Dépôt de plainte exploitable Classement sans suite fréquent Enquête possible si images transmises

La vidéo ne garantit pas l'indemnisation — elle renforce considérablement votre position. Les conditions exactes dépendent de votre contrat d'assurance.

Conseil pratique : conservez une copie des images sur un support externe (clé USB, cloud) dès que vous constatez un incident ou une anomalie. Les images en boucle s'effacent automatiquement — si vous attendez trop longtemps, la preuve disparaît avant même d'avoir pu la récupérer.

Pour les hébergeurs : la caméra comme argument commercial

Si vous êtes hébergeur et que vous réfléchissez à sécuriser votre site, la question de la vidéosurveillance se pose à deux niveaux : la vidéosurveillance des parties communes (votre responsabilité), et la possibilité pour chaque client d'installer sa propre caméra sur son lot (leur responsabilité).

Sur le premier point, le règlement intérieur STRAKARA précise déjà que certains sites peuvent être placés sous vidéosurveillance des zones d'accès et des circulations. C'est un argument fort lors de la commercialisation : un site sous caméra en parties communes est perçu comme plus sûr, et attire des clients plus sérieux avec des biens de valeur.

Sur le second point, autoriser — voire encourager — vos clients à installer leur propre caméra sur leur lot présente plusieurs avantages :

Côté STRAKARA : dans le cadre des CGH (Conditions Générales Hébergeur), STRAKARA peut proposer à certains sites un dispositif de vidéosurveillance des accès. Ce dispositif reste la propriété de STRAKARA, filmage sans audio, conservation 30 jours, données gérées exclusivement par STRAKARA. Il complète — sans remplacer — le dispositif propre à chaque client sur son lot.
Un espace sécurisé, des clients rassurés.

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Questions fréquentes — Sécurité & surveillance

Est-ce légal d'installer une caméra dans mon espace de stockage STRAKARA ?
Oui. Dans un espace professionnel privatif non ouvert au public, la vidéosurveillance est autorisée sans autorisation préfectorale. Vous devez impérativement désactiver l'audio (enregistrement sonore interdit sans consentement) et informer toute personne susceptible d'entrer dans votre lot de la présence de la caméra, via un affichage visible. La conservation des images doit rester dans la limite de 30 jours, conformément aux recommandations CNIL.
La vidéo est-elle vraiment acceptée par les assurances comme preuve de vol ?
Oui. Une vidéo horodatée montrant une intrusion, une soustraction ou une dégradation est une pièce probante recevable par les assureurs et transmissible à la police dans le cadre d'un dépôt de plainte. Elle accélère le traitement du sinistre et réduit significativement le risque de refus ou de minoration d'indemnisation. Pensez à exporter les images sur support externe dès la constatation d'un incident — elles s'effacent automatiquement au bout de 30 jours.
Faut-il un abonnement ou une connexion internet pour la caméra ?
Non, dans le cas d'une caméra autonome à carte mémoire. Elle enregistre en local sur sa propre carte, sans avoir besoin de réseau Wi-Fi ni d'abonnement cloud. La recharge se fait via USB ou sur prise secteur directement. Certains modèles proposent en option une connexion Wi-Fi pour consulter les images à distance depuis un smartphone — mais c'est une option, pas une obligation.
Que faire si je constate une disparition dans mon lot STRAKARA ?
Commencez par exporter immédiatement les images de votre caméra sur un support externe avant qu'elles ne s'effacent. Contactez ensuite STRAKARA par email ou téléphone pour signaler l'incident — nous pouvons croiser avec les données d'accès nominatif du lot. Déposez plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie avec vos images comme pièce jointe. Déclarez enfin le sinistre à votre assurance avec la plainte et les images en appui.
En tant qu'hébergeur, puis-je imposer une caméra à mes clients ?
Non. L'hébergeur peut filmer les parties communes (accès, circulations) après information des occupants. En revanche, installer une caméra dans l'espace privatif d'un client sans son consentement serait une atteinte à la vie privée. En tant qu'hébergeur, vous pouvez en revanche autoriser et encourager vos clients à installer leur propre dispositif sur leur lot — c'est une valeur ajoutée pour votre offre.

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