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Livraisons et CO₂ : le point relais est-il toujours mieux ?
On pense souvent qu’un colis retiré en point relais est forcément un meilleur choix pour l’environnement. Mais si le client prend sa voiture uniquement pour le récupérer, la comparaison change. Pour une entreprise, cette nuance invite à regarder toute la chaîne, depuis le stockage jusqu’au dernier trajet.
Une actualité qui remet les bons critères au centre
Le 24 septembre 2026, la Fevad a consacré une publication à Impact Livraison, le simulateur de l’ADEME accessible sur Impact CO₂. L’outil existait déjà : il ne s’agit pas d’un lancement annoncé ce jour-là. Il permet de comparer plusieurs scénarios d’achat et de livraison en ajustant notamment la distance et le moyen de transport utilisés pour récupérer un produit.
Son intérêt est pédagogique. Les résultats donnent des ordres de grandeur, pas le bilan carbone précis de votre entreprise. Le simulateur sépare la logistique du déplacement du consommateur et permet d’inclure, ou non, la fabrication de l’objet. Aucun mode de livraison ne peut donc être déclaré gagnant dans toutes les situations.
Ce que cela change dans votre réflexion
Le décryptage STRAKARA : choisir une solution logistique ne devrait pas se limiter à comparer un tarif ou une adresse. Un espace proche peut sembler idéal, mais perdre son intérêt si son fonctionnement impose des trajets supplémentaires, des transferts entre sites ou des collectes mal coordonnées. À l’inverse, un site plus éloigné peut parfois mieux s’intégrer à une tournée existante.
Ce sont des hypothèses à examiner avec vos données, pas des économies garanties. Avant de modifier votre organisation, posez une question simple : quels déplacements notre fonctionnement crée-t-il réellement, pour l’équipe, les transporteurs et les clients ?
Le stockage fait aussi partie de l’équation
L’ADEME rappelle que le stockage mobilise de l’énergie pour l’éclairage, la gestion des stocks et les conditions de conservation. Le besoin dépend notamment du volume des marchandises et de la durée de stockage. Le transport final n’est donc qu’une partie du sujet.
Pour une PME, notre conseil est de regarder l’usage concret des mètres carrés : quelle surface est nécessaire, quels équipements doivent fonctionner et combien de mouvements sont réalisés ? Un espace partagé ou temporaire peut répondre à un besoin précis. Il ne constitue toutefois pas, à lui seul, une preuve de réduction des émissions.
Un petit diagnostic à faire cette semaine
Prenez cinq expéditions récentes et dessinez leur parcours. Notez les transferts entre lieux de stockage, les déplacements pour déposer les colis et les collectes du transporteur. Repérez ensuite ce qui pourrait être regroupé, sans dégrader le service promis aux clients.
Avant de choisir un nouvel espace, vérifiez les horaires de collecte, l’accès des véhicules, la zone de préparation et les contraintes de conservation. Échangez avec le transporteur sur les possibilités réelles de regroupement. Si vous utilisez le simulateur, gardez les hypothèses avec le résultat : objet choisi, distance et mode de déplacement.
Sources et méthode
- Fevad : présentation d’Impact Livraison — publication du 24 septembre 2026.
- ADEME / Impact CO₂ : simulateur Livraison — outil consulté le 5 octobre 2026, fondé sur l’étude ADEME 2023.
- ADEME : comprendre l’impact de la livraison des colis — publication du 7 novembre 2025.
Sources consultées le 5 octobre 2026. Les pistes d’organisation constituent l’analyse de STRAKARA ; elles ne sont pas des gains chiffrés établis par ces sources.
Un stock au plus près de vos clients
Des espaces dans plusieurs régions pour raccourcir les trajets de livraison, sans s'engager sur un bail commercial.